L’Eternel Retour

“Tout ceci s’est déjà produit, et tout ceci se produira à nouveau.”
“La seule chose qui ne changera jamais, c’est que tout est perpétuellement en train de changer.”

Les mutations du monde font écho aux mutations intérieures… Il s’est passé tant de choses en si peu de temps, des choses merveilleuses et inattendues. La concrétisation de certaines, le jaillissement d’autres qu’on n’avait pas même rêvées, mais qu’on découvre idéalement taillées pour soi.

~ * …Gratitude infinie… * ~
~ * …La Beauté est réelle… * ~

J’ai eu envie de célébrer en silence, par le travail de mes mains, par le langage de la Déesse. La matière soyeuse de la P.A.M. s’est particulièrement bien prêtée au modelage de toute une série de pendentifs inspirés des Vénus préhistoriques. ( Et des Adonis préhistoriques aussi, allons, ne soyons pas matriarcales-sexistes :D )

Elles se prélassent et sèchent tranquillement en attendant leurs peintures corporelles. :)

( Oui certaines ont un sein qui pendouille plus que l’autre, mais je n’ai fait que répéter la fantaisie de l’artiste de l’époque ! :p )

 

Quelque chose de tout à fait inattendu s’est produit… Une occasion en or, absolument incroyable, jetée sous nos yeux qui ne cherchaient pas spécialement cela. Les miens avaient plutôt arrêté de chercher il y a un an, et comme bien souvent c’est quand on ne cherche plus que la vie répond à nos besoins réels, quand il le faut.

Et voilà… cette parcelle immense de terrain boisé sera bientôt un second “chez nous”. L’occasion, pour nous six, de faire sacrément travailler nos muscles et de dormir le soir d’une saine fatigue. Les week-ends et jours de congés, il va falloir débroussailler, défricher, planter, aménager quelques installations sanitaires ( toilettes sèches, douches solaires… ). Et, bien évidemment, le jardin de simples et de plantes sorcières, les huttes de sudation…

Et puis, à nous les interminables promenades et méditations en forêt, les vacances à moindre coût et en relation directe avec la nature… Les photographies, l’herbier commun, les cercles de tambours, les chants, le bosquet des druides, le sanctuaire, le labyrinthe… Et tant d’autres projets.

L’occasion de se lancer pour de bon dans la permaculture !

Déesse, merci :)

 

Féerie urbaine

Au détour des rues, on en voit des choses… Lorsqu’on a les yeux ouverts et que l’on sait réclamer le temps qui nous est dû… le temps de flâner, le temps d’observer, le temps de sourire pour tout et rien, et d’ouvrir en grand tous ses sens.

Des fleurs surgissent des fêlures du béton, et voici que soudain, à un tournant, à un carrefour, jaillit l’invisible volupté d’une magie puissante et sauvage…

La nature est aussi ici, et la féerie de même. Je suis une Sorcière urbaine, une Fée des villes, et jamais je ne serai lassée des enchantements, de la basse magie du quotidien qui émane des gens qui savent que le vrai pouvoir est celui qui vient de l’intérieur, n’ayant pas vocation à dominer autrui.

La vie est une expérience de la profondeur, peut-être…

J’ai rencontré une Fée des villes…

Elle a porté mes créations, hors du temps, au coeur de Paris…

Alice, je suis profondément reconnaissante, et je n’ai pas de mots pour dire à quel point cela m’a touchée de voir mes créations prendre vie, tout soudain… Merci à toi, pour ton sourire, pour ta présence chaleureuse et ta patience angélique, pour ton talent et pour ta vivacité.

Merci :)

 

Immensities

It begins with a journey. You must cross an ocean.

Can you imagine – can you feel – what it is to cross an ocean? For weeks you see nothing but the horizon. All round you. Perfect, and empty. Your ship is small – tiny – a speck in such immensity.

You live with fear, in the grip of fear – fear of storms, fear of sickness on board, fear of the immensity. What if you never escape? How can you escape? There’s nowhere to go. So you must drive your fear down, deep into your belly, and study your charts, and watch your compass, and pray for a fair wind – and hope.

Pure naked fragile hope, when all your senses scream at you, Lost ! Lost ! Imagine it. Day after day, staring west, the rising sun on your back, the setting sun in your eyes, hoping, hoping…

At first it’s no more than a haze on the horizon, the ghost of a haze, the pure line corrupted. But clouds do that, and storms. So you watch, you watch.

Then it’s a smudge, a shadow on the far water. For a day, for another day, the stain slowly spreads along the horizon, and takes form – until on the third day you let yourself believe. You dare to whisper the word – land !

Land

Life.

Resurrection.

The true adventure. Coming out of the vast unknown, out of the immensity, into safe harbour at last.

 

Détruire le mandala de sable.

Abattre l’édifice minutieusement construit.
Balayer le fruit d’un très long travail.
Détruire le mandala de sable.

Des cendres des morts incinérés, la terre peut recevoir une bénédiction de fertilité et de renouveau.

 

Mandala – Conception

Ces jours-ci je suis épuisée, mes batteries sont à plat.

J’ai beaucoup donné de moi et ma santé m’a réservé des moments très difficiles. Notamment une migraine épouvantable qui ne m’a pas quittée pendant plusieurs jours.

Je m’accorde encore un peu de répit avant de me remettre au travail… envie de rien, envie de dormir.

Envie de créer ? Oui… mais pas l’énergie.

Juste un mandala à la palette graphique. Vite fait, sur le thème de l’eau. Et qui est devenu un mandala sur le thème de la conception, des eaux originelles où la vie est née, a grandi, est morte, s’est nourrie de la vie, au commencement du monde tel que nous le connaissons. Envies de création cellulaire, d’organismes primitifs, de plancton. Envie d’exprimer la vie utérine et la fécondation. Envie d’irrégularité et de plantes. Envie de foisonnement, de protection, de mouvement vers l’intérieur, puis vers l’extérieur. Envie de diversité. D’une conception n’ayant rien d’immaculé, mais tout de la sauvagerie, de l’aléatoire, de l’inventivité constante – et salissante – des cycles Vie/Mort/Renaissance.

 

Three chords and the truth

‎” All I got is a red guitar, three chords and the truth,
All I got is a red guitar, the rest is up to you. ”

Three chords and the truth. Three chords and * – THE – TRUTH – *.

Suivant le conseil que me souffla un très beau et très puissant rêve que j’ai fait il y a quelques jours, je dis adieu pour une période indéterminée aux forums égo-tériques, et par la même occasion aux censeurs, aux élitistes, aux hypocrites, aux commères et compères, et à tout ce qui, globalement, ne doit se voir accorder aucune espèce d’importance. La démarche était déjà entamée il y a quelques mois ; il y a deux jours elle s’est concrétisée.

Pas en réaction contre qui ou quoi que ce soit *en particulier*. Juste par lassitude, parce que ma santé va en s’améliorant et que je profite bien plus de la vie non-virtuelle, et par conviction profonde que la spiritualité se trouve partout sauf dans les livres et les forums spécialisés dans des thèmes soi-disant “ésotériques” :) A quoi bon créer des hiérarchies aliénantes et des espaces virtuels destinés à amasser des tonnes d’informations qui ne serviront pas, thésauriser, se masturber intellectuellement et être pris d’orgasmes bruyants à la simple vision de mots de trois syllabes ( ou davantage ! HAN OUI ! :} ), se congratuler ou se conspuer les uns les autres autour de… rien, en fin de compte.

Le secret n’existe pas, mais le Mystère ne s’énonce pas pour autant avec des mots, ou alors… on ne fait que le contourner, le caresser…

Pourquoi tous ces détours et ces procédures ultra compliquées, quand on peut simplement rester chez soi ou pas bien loin de chez soi, danser et rire à en perdre le souffle, seul(e), en couple ou en petit comité. Et s’occuper de s’aider les uns les autres à guérir, dans un climat de confiance, plutôt que de chercher les luttes d’égo et la… “domination” sur les autres. Le “Pouvoir-Sur” plutôt que le “Pouvoir Qui Vient De L’Intérieur”.

Je vais donc, plus que jamais, me consacrer pleinement à l’Art et à la Vie, au travail intérieur et à la recherche de la guérison. Façonner des talismans amoureusement conçus et travaillés de mes mains, pour méditer, contempler, pour le plaisir des yeux, pour orner le corps des autres et les convaincre qu’ils le méritent bien ; pour gagner ma vie, même si c’est petitement, et me convaincre que je le mérite bien aussi. Continuer aussi d’inventer ma Danse, l’accordant à celle de mes proches et des ceux qui, moins proches de moi physiquement, sont mes soeurs et frères de coeur…

Fais bien ; laisse-dire.” Ainsi soit fait.

La fin d’un cycle, et le début d’un autre… Tout change… *sourire*

Il faut changer, sinon…
… Quelque chose sommeille en nous. Qui rarement, se réveille…
… Et le dormeur doit se réveiller.

 

Miracle quotidien

Le miracle se déroule chaque jour, inlassablement.

Le Soleil, source de toute vie, caresse les végétaux de ses rayons, et dans chaque feuille, la chlorophylle change la lumière en énergie nourricière, processus alchimique proprement miraculeux. Les racines puisent dans la terre et l’eau les minéraux nécessaires pour créer de la matière.

Le monde végétal grandit, gagne du terrain, patiemment. Millimètre après millimètre. Des animaux herbivores prélèvent de quoi survivre parmi cette manne, ingèrent bourgeons, feuille, fleur et fruit – vie et amour -, et à l’intérieur de ces êtres se prolonge le processus alchimique.

Nous intervenons aussi, en consommant vie animale et vie végétale pour perpétuer les nôtres. La matière organique des plantes et des animaux que nous intégrons à nos propres corps, devient notre propre matière. Nous assimilons, dans un processus nécessaire – par la vie et l’amour -, le Soleil stocké, les minéraux de la terre. Nous devenons la lumière du Soleil et la terre, littéralement.

Ce pendentif, issu d’une méditation très agréable sur le processus alchimique qui se déroule dans les feuilles quotidiennement, est en vente sur la boutique !

 

[Rêve] Take it easy… in spirituality – Nuit du 9 au 10 juillet 2010

Take it easy… in spirituality

Une vaste église traversée par l’immensité des eaux noires de l’âme, et tenue par deux prêtres dont l’un ressemble au Cardinal Wolsey tel que dépeint par Sam Neil dans la série Les Tudors.
S’allonger sur le dos comme des gosses pour regarder le ciel, les prêtres sont comme des amis, riants et souriants, de grands gamins sages et joueurs. Respect et fraternité, il fait si bon vivre. Je sens qu’il pourrait y avoir facilement une sorte de relation amoureuse avec ce vieux prêtre aimant les plaisirs simples de la vie, et je sens aussi que ce ne serait pas interdit, ni néfaste, ni “un péché”.

Je sais que mon compagnon se promène dans l’église aussi, il vaque à ses propres affaires, je le laisse libre et il me laisse libre, tout est très bien comme ça. Comme en vrai. Je le perds de vue, tout est bien, on se retrouvera plus tard.

Des eaux noires émergent des monstres marins, l’un plein de dents, l’autre sans dents aucune. Avec d’autres gens qui se baladaient dans l’église, nous tentons de les repousser en leur envoyant des pierres. J’explique aux autres comment faire, je l’ai déjà fait seule, quoique, juste avec le monstre sans dents, et je sais parfaitement gérer le truc.

Seulement là, les autres me gênent, font n’importe quoi de manière désordonnée et se font bouffer les uns après les autres par le monstre dentu en m’empêchant d’avancer, en m’empêchant de viser juste. Je suis distraite par leurs grands mouvements, et parce que j’ai peur pour eux. Je lance des conseils, de plus en plus énervée car ils n’écoutent pas.

Capturée par le monstre sans dents à cause d’eux, je les vois être avalés par le second monstre ; je suis mordue à mon tour par le monstre édenté, très très vite, au moment où je commençais à m’échapper. D’un mouvement reptilien, très brusque, rapide, un mouvement qui semble sans âme. Mécanique, purement insensible. Comme une murène qui happe sa proie.

Sa morsure est chaude, elle cautérise. Elle ne fait pas vraiment mal, elle exerce juste une pression immense. Des parties de mon corps disparaissent, alors que j’aurais dû mourir, je suis juste amputée. Des morceaux de mes doigts manquent. Passés au feu, immédiatement refermés, les tissus fondus, les membres qui manquent me cuisent. J’ai un peu peur au moment de la morsure, mais pas assez pour que ce soit un cauchemar.

Après le démembrement, “Wolsey” me récupère, nous passons dans les murs ; tout y est comme les coulisses d’un grand théâtre propre, qui sent le bois neuf. Impression, non pas de blancheur, mais de teintes de bois très claires. Il m’explique la suite. Je prends conscience qu’en plus de mes doigts amputés, j’ai aussi un oeil au beurre noir. ( Au réveil, il est impossible de ne pas faire le lien avec le seul moment de ma vie où j’ai arboré cette blessure violacée sur mon visage ; moment proche de celui des doigts cassés, aussi. )

Explications : quelque part, dans un désert-Tanaris, un individu-PNJ dont on ne connaît pas l’utilité, si on lui donne la bonne plante, peut nous reconstituer. Optimisme… confiance…

Je me réveille avec, en tête, cette phrase insistante : take it easy, take it easy, take it eaaaasy…

So, let’s take it eaaaasy :)